Éditions à tirage limité
Deux sculptures de bronzes
de Luc Archambault
Titres et dimensions
L'Échelle humaine
ou l'Architecte du
lieu de l'être
33.7 x 19.5 x 13.5cm
La Cueilleuse
de Fleuve au séant
24 x 20.5 x 13.5 cm
l’Art Aussi, éditeur, présente
une édition à tirage limité des deux premières
sculptures de bronze de l’artiste peintre et sculpteur Luc Archambault.
Moulées et coulées
à la Fonderie d’Art d’Inverness par le maître fondeur Serge
Gérard à partir de deux œuvres originales sculptées dans la cire
par l’artiste, ces deux sculptures de bronze font partie intégrante
de l’œuvre d’art
public commandée par la Ville de Québec et la Commission de
la capitale nationale du Québec pour souligner le 150e
anniversaire de la fondation de l'Institut Canadien .
Cette œuvre composite intitulée « Nous sommes un peuple » comprend un bas-relief en pierre, deux sculptures de bronze et cinq plaques de laiton gravées qui ont été installées en novembre 2000 sur le parvis de l'édifice éponyme de la rue Saint-Stanislas à Québec.
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L'Échelle humaine Le facteur humain.
Village global, mondialisation, gouvernement mondial posent la question
de ce que représente aujourd'hui un monde à échelle
humaine. Comment l'être humain peut dans ce contexte avoir prise
sur la réalité qui l'enveloppe? Les sociétés,
les nations, les peuples et leurs différentes cultures seront-ils
à terme anéantis par leur fusion au creuset même
de ce haut fourneau qu'est devenu le monde désormais métissé,
hybride ? À moins qu'à l'instar de cette philosophie environnementale
qui magnifie la pérennité de la biodiversité, une
philosophie nouvelle du gouvernement du monde privilégie délibérément
l'humanoïde-diversité et protège le fragile
écosystème de la culture des peuples. Quant à
elle, l'échelle ici représentée renvoie à
toute évolution verticale graduelle, de la terre au ciel, du
bas vers le haut, du plus petit au plus grand, de l'inaccompli à
l'accompli et vice-versa. L'échange réciproque, conscient
ou rêvé, entre deux niveaux de réalité, entre
deux mondes, se trouve évoqué par le symbole de ce qui
véhicule si bien depuis des millénaires ces mythiques
transports. Ici l'être
humain semble lui-même soutenir l'échelle. Il en est responsable.
Par là, il se trouve à être l'architecte ou le démolisseur
en chef d’une cité, d’un monde, où la dualité,
la différence, l'avant le pendant et l'après, l’héritage
qu’on a reçu, celui qu’on laisse, ont ou n’ont
pas leur place. Sommes-nous des demi-dieux sortis de la cuisse de Jupiter ? N'avons-nous pas dans le temps historique réussit à gravir l’échelon où nous nous trouvons grâce à ce qu'ont construit à force et courage nos ancêtres humains proches ou lointains ? Sommes-nous en train de fixer plus haut encore ceux celui qui supportera le poids de nos enfants ou sommes-nous en train de briser l’échelle qui nous relie à notre histoire et notre avenir ? À moins que nous nous contentions d'occuper le patrimoine que l'on a reçu ? Mais comment honorer nos devanciers et les honorent-on vraiment quand on se contente d'être à leur hauteur et de polir leurs vieilles pierres, d’être dans leur meubles et immeubles et pris de vertige ? Quel héritage léguerons-nous à ceux qui nous suivent ? De quel lieu pour être aurons-nous été les architectes ? l’Art
Aussi, éditeur
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33.7 x 19.5 x 13.5cm
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La Cueilleuse de Fleuve
au séant
Cueillir le fleuve. Cueillir même l’inrécoltable, l’intangible, l’incontenable. L’accueillir. Lui offrir le gîte
et le lit. À défaut, protéger son lit et gîter
tout contre. Cueillir le fleuve. Nous pénétrer de sa force
tranquille. Faire enfin comme lui notre lit. Cueillir un fleuve ou ses confluentes rivières. Les harnacher, créer des réservoirs, s’approprier l’énergie de l’eau. Ne la laisser couler que traversant nos architectures, nos technologies, nos ouvrages. L’honorer ainsi ou la flouer ? Mercure, le messager des Dieux pourrait-il nous en informer ? À moins que nous décidions de rêver le poisson pour l’écouter raconter ses eaux et ses bas ? Au ras du sol la cueilleuse se penche pour ramasser
les fruits de la terre/mère ou du fleuve/océan qui nous
traverse en tous nos territoires. Ceux qu'elle et qu'il donne en partage
sans qu'on les sème, ceux qu'ont semés nos ancêtres,
ceux qu'elle-même a semé pour nous, ceux qu'elle sème
pour nos enfants. Elle porte la modernité sédentaire
sur son dos, une chaise, fruit banal et quotidien d'une évolution
technologique humaine millénaire que son agriculture et le loisible
temps qu'elle procure ont rendu possibles. La chaise comme le symbole
de la technologie de pointe contemporaine assis que nous sommes devant
nos cathodiques convirtualités. Symbole aussi
du pouvoir qui repose sur elle, la cueilleuse, même affairée,
porte la chaise, le séant où siègent le «
démocratique » député ou Souverain. Une chaise
vide en l'État qui nous gouverne. Même déserté
par notre propre incurie, elle porte sur son dos le siège de
la souveraineté démocratique du peuple que nous sommes
cependant que l'on s'abstient d'exiger d'y être séant et
reconnu nommément dans l'Acte, encore jamais soumis à
notre démocratique approbation, qui seul constitue, fonde et
gouverne les États qui prétendent nous gouverner en toute
légitimité. Nous, le peuple souverain du Québec,
errons sans fin dans le purgatoire de la pré-histoire des nations gouverné
par un semblant d’État, avatar d’un Empire. qui,
validé par notre abstinente inertie, nie jusqu’à
notre existence même. La chaise vide. L'impossible
quête, cueillir un fleuve. Exister, être. l’Art Aussi, éditeur www.Luc-Archambault.qc.ca
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24 x 20.5 x 13.5 cm
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Moulage et fonderie
À partir de deux œuvres
originales sculptées dans la cire par Luc Archambault en juillet 2000, l’atelier de moulage
de la Fonderie d’Art d’Inverness a procédé à la fabrication des
moules dans lesquels ont été coulées en octobre, les
cires des exemplaires numérotés IC 1/1 et 150/150. Dans
ces moules seront coulées à la commande les cires des autres
exemplaires du tirage et ce, au fur et à mesure de leur vente. Serge
Gérard, maître fondeur et son équipe
ont ensuite apposé les chemins de coulée de chaque élément
des cires (personnages, échelle, chaise et bases) et enduit par trempages
successifs ces différente assemblages avec une barbotine de céramique
qui une fois séchée, décirée en autoclave, et cuite au four, constituait
les moules de céramique dans lesquels le bronze en fusion a été
coulé.
Une fois refroidis on a ensuite
brisé les moules, nettoyé la fonte au jet de sable et procédé
à l’assemblage des différents éléments par
soudure ou à l’aide de tiges, de vis et de boulons filetés
ou non. Un ponçage délicat avec des laines ou tissus plus ou
moins abrasifs, élimine toute trace indésirable et amène
le bronze à sa couleur dorée initiale.
Avec le temps, les précipitations
et l’atmosphère plus ou moins acides donnent naturellement au
bronze la couleur uniforme d’un brun plus ou moins foncé. À
l’aide d’acides ou d’oxydes apposés sur le bronze
préalablement chauffé au chalumeau l’artisan fondeur peut
non seulement accélérer ce processus naturel mais aussi choisir
les couleurs et textures de la patine du tout ou d’une partie de la
sculpture dans une palette allant du brun au rouge, du vert au bleu et ce,
dans une variété infinie de déclinaison et d’intensité.
Certaines couleurs de patines sont plus stables et d’autres doivent
être vernies. Toutes sont ensuite enduites de cire polie après
séchage.
De concert avec l’artiste le maître
fondeur a réalisé en octobre 2000 les patines de couleur blond
roux plus ou moins foncé de l’exemplaire N° IC 1/1 et
de couleur vert de gris matinée de bleu turquoise du N°150/150.
67 exemplaires,
dont un exemplaire ( IC 1/1 ) a été implanté dans l'oeuvre
d'art public intitulée « Nous sommes un peuple». Une œuvre
composite créée par Luc Archambault pour souligner le 150e
anniversaire de fondation de l'Institut Canadien et installée en novembre
2000 sur le parvis de l'édifice éponyme de la rue Saint-Stanislas
à Québec.
1 exemplaire numéroté
:
IC 1/1
50 exemplaires numérotés
:
1/50 à 50/50
8 épreuves
d'artistes numérotées :
EA 1/8 à EA 8/8
7 épreuves
hors série numérotées :
HS 1/7 à HS 7/7
1 épreuve
du fondeur numérotée :
EF 1/1
Prix

Achat en souscription de pré-vente
Les 10 exemplaires numérotés
de 21/50 à 30/50 sont disponibles au prix de souscription de pré-vente.
L’achat
se concrétise par la transmission, à l’adresse postale
de l’Art Aussi éditeur, du bon de commande ci-joint accompagné
du ou des paiements par chèques selon les modalités de paiements
comptants ou différés spécifiées dans le présent
carton de souscription.
Les exemplaires
vendus sont réalisés au fur et à mesure de la réception
des bons de commandes. Le délai de production oscille entre 60 et 90
jours. Les acquéreurs
pourront prendre livraison de leur achat à la Galerie d'un jour.
Frais d’emballage et de
transport en sus pour tout autre adresse de livraison.
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Différé
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Prix de souscription
de pré-vente
Un ou deux
sujets
Chaque
exemplaire de chacun des deux sujets peut être acheté séparément,
cependant l’achat d’un exemplaire de chacun des deux sujets de
sculpture peut se faire à un coût unitaire moindre.

Les chèques doivent
être libellés à l’ordre de l’Art Aussi
l’Art Aussi, éditeur, Galerie
d’un jour, 418 523 23 16
Bon de commande
Souscription de pré-vente

Art
public
Place de l’Institut Canadien de Québec
La Ville de Québec et la
Commission de la capitale nationale du Québec
Réalisent
une œuvre d’art public pour souligner le 150e anniversaire
de la fondation de l’Institut Canadien par de jeunes intellectuels regroupés autour de
cette institution pour défendre et illustrer le développement
culturel et scientifique des québécois et pour répondre
au rapport Durham qui en niait la valeur et l’existence même.
L’œuvre est installée sur le mur soutenant le parvis de
l’édifice de l’Institut Canadien rue Saint-Stanislas à Québec.
« Nous sommes un peuple »
Œuvre composite de Luc Archambault, comprenant :
Un bas-relief sur pierre ( ± 2,4 x 15 m sur un
mur de ± 3 x 19m)
Deux sculptures de bronzes ( 2 x [ ± 33 x 20 x
13 cm ] )
Cinq plaques de laiton gravées ( 5 x [ 41 cm x 48 / 51 et 61
cm ] )
La sculpture
du bas-relief en pierre a été réalisé en août
2000 par l’artiste grâce à l’expertise et la participation
de Pascale Archambault, sculpteure. Les plaques de laiton ont été
gravées et patinées par les ateliers de gravures Alain Robitaille.
Les deux sculptures de bronzes ont été moulées, coulées
et patinées par la Fonderie d’art d’Inverness et
le maître fondeur Serge Gérard. Le texte a été gravé au jet de sable
par Martin Pontbriand
/ signalisation.
Édition
à tirage limité
Chacune des
deux sculptures de bronze, parties intégrantes de l’œuvre,
fait l’objet d’une édition à tirage limité
(50) réalisée par l’Art Aussi, éditeur.
Pascale Archambault, sculpteure ( http://pages.infinit.net/parch )
La Fonderie d’art d’Inverness, Serge Gérard, fondeur
Gravure Alain Robitaille. Alain et Maxime Robitaille
Mirage / multimédia, Jean Bourgeault,
Martin Poiré, Katrie Gagné, Lionel Arnould
Caractéra, Louise Richard, Louis Germain,
Ernst Kürsteiner, Annie Grenier Granit J. D., Octave Boies, Françis
Archambault, menuisier
Lou-Tec, Luc Bourassa, Import-Expert, André Bolduc, François
Parent
Pontbriand, signalisation Martin Pontbriand, Eugen Kedl, photographe
André Légaré
et Ass., André Légaré, Me Dominique
Jobin, avocat
Pro-Copies, Claudette Pitre et Clermont
Després, PosteExpress, Richard Émond
Jean Brouillard communication et relation
publiques
QuébecTel, Versalys, François Arteau,
Ornytho communication,
Jean Lemay
Le Groupe Fortune 1000,
François Taschereau, Claire
Viel, Caroline Berger et Alain Poulain
Maude D.., Gérard Bélanger, sculpteur, et Louis Lacourcière, Teknograv
l’Art Aussi,
éditeur, Galerie d’un jour, Les Façades de la gare, 900,
bd Charest Est, CP 1003 Québec, G1K 7B5
Nous
sommes un peuple
Cette invitation à réaliser
un projet d’oeuvre d’art public pour souligner le 150e
anniversaire de fondation de l’Institut Canadien permet à l’artiste de s’exprimer
non seulement à titre de créateur mais aussi à titre
de citoyen. Tels « les jeunes intellectuels » de la fin du 19e siècle qui
«décident de fonder un institut à Québec », « motivé par le
développement culturel et scientifique des Québécois,
ou comme on le disait à l’époque « par la survivance
de la race canadienne française », le citoyen qu’il est est sensible au fait
d’honorer ceux qui ont su poser des gestes concrets utiles à
cette sur-vivance et préoccupé par l’avenir toujours incertain
du peuple du Québec. Sensible aussi au fait que ce geste, délibérément
incarné dans une institution, voilà le maître mot, ait,
par le volontaire relais des générations successives, pu se
rendre jusqu’à nous, qui, prenant le relais à notre tour,
décidons de le porter, défendre et illustrer pour que ceux qui
nous suivent le transportent à leur tour encore longtemps.
Le moteur de ce transport n’est
autre que ce qui, au plus profond de l’être, l’anime et
le constitue: le sentiment d’être. La conscience d’être
humain, ni arbre, ni bête, humain. Le citoyen et l’artiste n’ont
eu de cesse d’en explorer le centre et les contours. L’être,
tel qu’il se présente en lui-même et à lui-même
et tel qu’il se sent en son corps, frontière primordiale, qu’il
habite ou déserte. L’Être ontologique, universel, intemporel
et partant éternel primitif et « moderne ». Il est représenté
hors du temps historique. Les éléments qui datent sont réduits
au minimum, vêtements et costumes, décor et objets. Tout au plus
une évocation des montagnes et des arbres indique qu’on se trouve
bien sur la terre dans un Éden ancien ou, pour le temps qu’il
en poussera encore, dans la nature d’aujourd’hui ou dans celle
de dix mil ans. L’attitude des représentations humaines les fait
surpris, figés dans un mouvement banal et quotidien, personnage accroupi,
penché, debout. Le peu d’indication sur l’activité
en cours évoque à la fois toute activité ou aucune activité.
Celles qui nous font nous concentrer sur elle à l’instant pensif
de notre conscience d’y être tout absorbé et partant, aussi,
hors d’elle, existant, différent de la nature qui nous entoure.
L’être représenté est rendu en partie à l’état
d’ébauche et en partie à l’état convenu du
réalisme sculptural et peut évoquer ce qui en nous est accompli
et inaccompli.
Les objets, échelles, chaises
et bols, tel des archétypes millénaires de l’industrie
humaine. Le Bol, comme le symbole de ce qui contient par opposition
au contenu. Être, ou devenir, le contenant de ce qui nous anime et non
pas seulement être dans l’action, le contenu lui-même. Un
contenu qui, se nourrissant de soi-même, se consume jusqu’à
ce qu’il n’en reste plus rien de consommable. Un contenant donc,
un contenant qui préserve contre la morsure les acides qui assimilent
et digèrent nos désirs, nos haines, nos amours, nos aspirations
et nos rêves. Être ou devenir ce contenant, inaltérable,
inaliénable.
Une invitation
à identifier, nommer ou créer des contenants aptes à
recevoir le contenu de nos aspirations ou tout simplement de notre intime,
individuel et collectif sentiment d’être. Aptes donc à
recevoir notre collectif et communautaire sentiment d’avoir été,
d’être, de former et de vouloir demeurer encore une collectivité
humaine formant un peuple. Simplement cela. Simplement incarner ce sentiment-là.
L’incarner dans une affirmation. Puis, l’inscrire, la déposer
dans le seul contenant qui soit habilité à recevoir, une fois
sanctionné par lui, le consensus collectif, à savoir une institution.
Mais cette fois une institution non plus seulement culturelle mais aussi politique,
en l’occurrence une Constitution. L’incarner donc ! Par un geste,
par un acte ou dans un Acte, de préférence constitutif, et non
plus seulement dans nos propos et nos dires, dans nos Odes, nos chants ou dans la pierre mais bien
dans la loi qui nous fonde, nous constitue, nous gouverne et gouverne ceux
qui nous gouvernent, un Acte où il est écrit que
«
Nous sommes un peuple
».
Analyse
de l’oeuvre
Fidèle
en cela à sa manière caractéristique de traiter l’espace
pictural, l’artiste laisse encore ici une large place à la surface
du support. Le mur de pierre garde largement son intégrité.
Comme si le mur de pierre se devait d’être et de demeurer inaltérable,
les sujets sont en quelque sorte indépendants du support qui joue à
la fois le rôle de fond et le rôle de forme. Certaines perspectives
sont créées par des traits qui suggèrent un paysage et
un lointain horizon mais, en fait, aucune autre intervention, par la création
de différents plans par exemple, ne confirme cette suggestion. Le fond
étant et demeurant une forme, cela induit que la forme peut être,
elle aussi, fondamentale.
Le rapport
sujet / support / espace
Les sujets
nous apparaissent tantôt sous forme de traits gravés, traversés
par le support laissé intact, tantôt ils gomment complètement
le support et prennent toute la place. Un jeu oscillant entre la surface et
le volume, entre de dessin et la sculpture, entre le 2 D et le 3 D.
Un même
sujet peut contenir ces deux
dimensions et ainsi être rendu en traits ou en creux, en dessin ou en
bas-reliefs qui se prolongent dans le ronde-bosse des sculptures de bronze
qui font partie intégrante de l’espace pictural-sculptural de
l’oeuvre.
Ce jeu, qui passe de la surface du support au
creux du bas-relief, laisse les sujets à l’intérieur du
mur même si le rendu suggère qu’ils s’en affranchissent.
Comme s’ils étaient contenus dans l’épaisseur de
la matière du mur, du volume. Comme si, puisque l’artiste nous
a montré ceux-là, il
se pourrait qu’ils contiennent d’autres sujets. Comme si d’autres
sujets pouvaient être contenus par le volume du mur. Comme si la pierre
n’était pas seulement matière inerte mais contenant, support
de vie, de mémoire de vie. Témoin vivant de l’histoire
de l’homme. Et, qu’il suffisait qu’on s’en approche,
qu’on la touche ou qu’on soit touché par elle, intimement,
pour avoir accès à cette mémoire-là, séculaire
et éternelle.
Intériorité-intimité
Cette proposition
relative à l’intériorité de la matière,
l’intimité des sujets, est encore prononcée par la petite dimension des sculptures
de bronze. Il faut s’en approcher pour les appréhender, les voir.
Le caractère intimiste de cet espace urbain s’en trouve ainsi
réaffirmé, exprimé.
Ne s’agit-il
pas ici d’une place réaménagée, créée pour les habitants
ou visiteurs qui arpentent à pied les rues du Vieux Québec ?
Les voituristes nombreux
qui circulent sur cette névralgique artère qu’est la rue
Dauphine n’auront pas accès à ces détails. Par sa dimension réduite, excentrique,
la Place de l’Institut est en soi un détail dans le vaste tissu
urbain de la Ville de Québec qui compte de nombreux espaces et équipements
autrement plus spectaculaires. Un détail dont on prendrait soin ! Qu’on
soigne. Comme un message, une décision délibérée
de désormais prendre soin du petit, en nous, près de nous. Prendre
soin de la moindre de nos blessures.
Prendre soin du tissu humain, urbain, communautaire et sociétal.
La cigale
et la fourmi
La cigale
ayant chanté tout l'été se trouva fort dépourvue
lorsque la bise fut venue… Vous chantiez et bien dansez maintenant !
J’ai sculpté
un bas-relief, dans la pierre d’un mur ancien soutenant le parvis de
l’édifice de l’Institut Canadien de la rue Saint-Stanislas
à Québec. En fait, l’Institut Québécois devrait-on dire
aujourd’hui, en effet, comme on peut le lire dans la revue d’histoire
Cap-aux-diamants, «Motivés par le développement
culturel et scientifique des Québécois, ou comme on le disait
à l’époque « par la survivance de la
race canadienne-française », quelques jeunes intellectuels
de la capitale décident de fonder un institut à Québec.
Parmi eux, des noms aussi illustres que François-Xavier Garneau, Marc-Aurèle
Plamondon et Octave Crémazie. Pour l’époque, au Québec,
le projet est proprement révolutionnaire. Dans la foulée de
l’historien F.-X. Garneau, les fondateurs veulent répondre au
rapport Durham qui niait que les Canadiens français aient une histoire,
une culture. »
Inspiré
par ce commentaire, j'ai gravé dans la pierre ce que bien d'autres
avant moi, de multiples façons, avec d'autres mots et d'autres gestes,
ont si magnifiquement écrit, chanté, dansé, peint ou
filmé. J'ai gravé dans la pierre, mêlés aux formes,
les mots simples qui chantent le sentiment d'être des gens de mon
pays :
Nous... Nous sommes...
Nous sommes un...
Nous sommes un peuple.
Nous sommes le peuple du Québec.
Ce geste s'inscrit dans
une longue tradition qui nous a fait guerroyer contre le silence et l'oubli.
Une conquête lente, joyeuse ou terrible de la parole, de notre parole.
De la Bolduc à Fred Fortin, de Félix à Leloup, de Vigneault
à Desjardins, de Raymond Lévesque à Paul Piché,
nous en usons jusqu'à plus soif, nous la possédons aujoud'hui
en tout bien tout honneur, multiforme, vivante, extravagante ou intimiste,
du bout des lèvres ou à gorge déployée, du bout
des doigts aux poings fermés, de la chair à la poule, des grands
soirs aux petits matins.
Il s'en trouve toujours
un plus jeune plus fou pour prendre le relais
de tous ces bougalous morts au combat ou bien vivants, même fatigués.
Je suis l'un de ceux-là et j'ai gravé dans la pierre ce que
d'autres ont couché sur le papier : Nous, nous sommes, nous existons.
Nous, nous-autres, nous autres, distincts, réunis, par notre langue,
par notre commun passé ancien ou récent, par notre patrimoine
exhumé de la poussière et resplendissant dans la lumière
ou délaissé par nous, modernes mais rompu à l'obscure
noirceur, rassemblées par nos institutions civiles et économiques,
par notre culture, par l'art, nous, citoyens du Québec qui formons
sur son territoire le peuple du Québec, ce citoyen du monde des nations
de la terre, nous existons, la preuve, cela s'est désormais inscrit
dans la pierre, celle qui dure plus longtemps que l'espace d'une chanson.
Les Mayas, les Anciens Athéniens, les Mésopotamiens vous le
diront, qui donc connaît aujourd'hui leurs chansons.
Nous, les artistes, maîtres
de tout les langages, grands prêtres de la parole et gardien du temple
qu’il habite, maintenant maître chez-nous, avons, à force,
appris à quel point l'acquisition du langage est une cruciale et décisive
étape du développement humain, à quel point aussi, celui-là,
aussi multiforme et vaste qu'il soit, n'est qu'une étape première
qui s'acquiert en bas âge pour laisser toute la place aux actes humains
à l'aune desquels se mesure la vie. Nous savons aujourd’hui que
s'il en est ainsi dans la vie des femmes et des hommes, ainsi en est-il aussi
dans la vie des peuples qu'ils forment. Même inscrits dans la pierre
les mots de l’existence ne sont que des mots. Pour que s'incarne la
souveraine existence des peuples il faut passer de la parole au geste. Il
ne suffit pas de le dire, de le chanter, de ni de l'écrire sur du papier
ou de le graver dans la pierre. La parole s'envole et les écrits aussi,
s'ils ne sont que manuscrits, faux papiers ou brouillons épars.
Nous savons maintenant que le Livre premier dans lequel s'inscrit la vie des peuples s'écrit dans les Actes qui fondent et gouvernent les États qui les gouvernent. Or, dans cet Acte qui fonde et gouverne l'État qui prétend gouverner légitimement et à bon droit le peuple du Québec, nul part il est écrit ne serait-ce qu'il existe, parmi sa population, une population qui, sur une partie de son territoire, puisqu’il en est encore ainsi, forme un peuple, un peuple souverain. Pire, cet État n'émane pas du peuple. Cet État n'est que l'avatar d'un Empire fondé sur la conquête, la guerre, et le poids de ses armées. Sa prétendue légitimité n'émane pas du peuple, elle lui a été cédé directement, sans qu’on tente même de recevoir nommément l’aval du peuple, par les restes fumants d'un Empire désuet.
Luc Archambault, 2000 10 23
Partenaires de l’édition
Fonderie d’Art d’Inverness
Groupe Fortune 1000
Jean Brouillard, communication
Caractéra, Postecnik,
Pro-Copies
Eugen Kedl, photographe
l’Art Aussi, éditeur,
Galerie d’un jour
900, boulevard Charest Est, C.P. 1003 Québec, Québec G1K7B5
418 523 23 16
www.Luc-Archambault.qc.ca
Luc
Archambault
... en peinture c'est l'immédiateté, l'émotion, la composition qui obéissent à des règles strictes, inconnues, mais rigoureuses.
Né le 2 août 1954 à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier,
près de Québec, pays natal des auteurs Saint-Denys Garneau et
Anne Hébert, Luc Archambault développe son goût la musique
et le chant dès l’âge de 3 ans grâce à ses
parents musiciens, maître de chapelle et mélomanes. Sa passion
pour l’art visuel et l’architecture se cristallise en 1964-65
lors d’un séjour d’un an en France à l’âge
de onze ans qui le met en présence quotidienne de la statuaire, des
vitraux et des bas-reliefs de la cathédrale gothique de Strasbourg
qui jouxte le lycée Fustel de Coulanges qu’il fréquente. De retour au Québec,
la création artistique proprement dite entre dans sa vie en 1966 grâce
à l'atelier d'art du Petit Séminaire de Québec dirigé
par l'abbé Lucien Godbout qui’il fréquente assidûment
jusqu’en 1973: théâtre, cinéma, émail sur
cuivre, céramique, peinture et sculpture. Son maître, un confrère
plus âgé, feu Gilles Carpentier.
Il suit les cours de flûte traversière pendant sept ans avec
Johan Van Veen. Autodidacte, il signe dès 1969 un nombre impressionnant
d’oeuvres sur papier aux encres de Chine de petit, moyen et grand format,
ainsi que des sculptures céramiques et de la poterie d’art.
Il expose régulièrement
depuis 1973 et compte plus de 70 expositions individuelles, 79 participations
à des expositions collectives et ce, à travers sa Galerie
d’un jour ou des galeries d’art, salons ou musées
à Québec, Montréal, Toronto, Calgary, Boston, Atlanta,
Perth, Sydney, Paris, Pont-Aven, Aix-en-provence, Aix-les-bains et Beyrouth.
Il présente 35 spectacles performance de peinture en direct matérielle
et virtuelle, à Québec, Montréal, Toronto, Ottawa et
Avignon. Il compte plusieurs réalisations en graphisme, il conçoit
et gère son site Internet, réalise un décor de théâtre,
quelques designs de meubles et projets de designs/architecture en aménagements
intérieurs, un « pigmenterre », une oeuvre peinte sur un plancher
de béton de 33m5 recouverte d’un enduit époxydique transparent.
En octobre 2000 il termine la réalisation d’une première
oeuvre d’art public extérieure de 2,4m x17m comprenant un bas-relief
en pierre, cinq plaques de laiton gravées et deux sculptures de bronze
qui font l’objet d’une édition à tirage limité
de 50 exemplaires. 26 oeuvres peintes ont fait l’objet de tirages limités
d’estampes d’interprétation dont 17 sont parties de trois
livres d’artistes. « Sa façon de sculpter et de dessiner
les corps atteint une liberté surprenante ». Son influence s'est très tôt fait
sentir grâce à une approche non conventionnelle de la diffusion
de son art. Il expose dans des galeries d’art mais aussi il conçoit
et monte ses propres événements, expositions et performances
en partenariat avec de nombreuses entreprises privées qui, chacune
à leur manière, mettent à contribution leurs ressources
: halls d’entrée, vitrines, espaces publicitaires, expertises,
produits et services.
l’Art Aussi, éditeur
www.Luc-Archambault.qc.ca
Les oeuvres
de Luc Archambault sont présentes tant dans les galeries d’art,
les collections publiques que dans de nombreuses collections privées.
Voici une sélection sommaire des collections publiques et des galeries
d’art.
Collections publiques
Québec
Musée
d'Art contemporain de Montréal,
Collection
Lavalin, Montréal.
Ville
de Québec, Québec.
Galerie Regards, Polyvalente de Neufchâtel.
Canada
Bibliothèque
nationale du Canada, Ottawa.
The Artist Center, Calgary.
États-Unis
Boston Library,
Boston.
France
Hôtel
de ville, Avignon.
Musée
Picasso, Antibes.
Musée Faure, Aix-les-Bains.
Espagne
Musée Picasso, Barcelone.
Galeries d’art
Québec
l'Art Aussi et
sa Galerie d'un jour
Les Façades de la gare et à Place Sainte-Foy
ainsi que sur son site Internet
Montréal
Galerie Walter Klinkhoff
et l'Hôtel des Encans
Ottawa
Galerie Jean-Claude Bergeron
Atlanta
Aliya Gallery
France
Florence Michel Quay
et
l=association artistique l=Art en liberté
Australie
L=Espace Jean-Philippe Plourde
Global Gallery
l’Art Aussi, éditeur www.Luc-Archambault.qc.ca