Date :
29-Mar-2008 15:20
Auteur : Luc A.
Le Soleil - Internet 2008 03 27 Les Mille à l'OSM - La fausse note de trop
La Symphonie des mille de Mahler à l'OSM - La partition du Québec et la fausse note de trop...
Les 150 miles ( 250km ) qui séparent Québec de Montréal semblent être infranchissables. La présentation à Québec par l'OSQ de la Symphonie des mille de Mahler le samedi 15 mars 2008 nous offre le spectacle d'une partition aussi peu commune que par trop connue. Au lendemain de cette performance mémorable les unes des médias de Québec, du Soleil et du Journal de Québec, s'en donnent à juste titre à coeur joie pour souligner le succès artistique et d'audience de cette mémorable et unique représentation.
Cependant, dans La Presse et Cyberpresse de Montréal, pas un mot, ni en une, ni ailleurs dans ses pages, ni dans la copie papier, ni dans le site Internet. Radio-Canada avait plus tôt annoncé son refus de capter et diffuser le concert. Deux médias nationaux unis dans la même, insupportable et contreproductive indifférence. Mais Canoë et le Journal de Montréal ne sont pas en reste... Rien non plus de ce côté en page titre... sauf erreur... ( et un lien dans une lointaine page divertissement du site Internet vers l'article du JdQ ). Bref, rien qui vaille dans la métropole...
Dix jours plus tard le 2008 03 27, tout s'explique... on apprend dans La Presse que pour fêter « La 75e saison de l'OSM - Orchestre symphonique de Montréal [...] Kent Nagano et ses musiciens [ présenteront ] la Symphonie des Mille de Mahler le 9 septembre prochain. » Sans sourciller ou ne serait-ce que mentionner le fait que Québec vient tout juste de le faire... Radio-Canada a donc choisit de ne pas diffuser la version de l'OSQ pour le 400e anniversaire de Québec, parce qu'elle se réservait pour la présentation de l'OSM prévue quelques mois plus tard pour fêter son 75e anniversaire.
Comme si aucune autre oeuvre symphonique ne pouvait ce faire de manière aussi éclatante. Des dizaines de raisons auraient justifié le fait qu'on s'abstienne étant donné la présentation récente de l'OSQ. Mais l'inélégance de la facilité, de la singerie, a prévalue... Comme si le succès de Québec, de l'OSQ pouvait porter ombrage à ceux de Montréal, de l'OSM. Comme si développer Montréal, ne pouvait se faire qu'en privant Québec. N'est-ce pas au contraire le Québec tout entier qu'on pourrait développer en faisant de Québec une ville où l'on peut produire sans être ignorés des événements d'envergure, des émissions et dramatiques radio, télé, et cinématographiques. C'est le Québec tout entier qui se renforce quand deux équipes de hockey s'affrontent à Québec ou à Montréal. Pour peu que Québec se tienne debout... Que Montréal ne soit pas en tout temps privilégiée.
Or Québec, ses élites dirigeantes notamment, ne parviennent pas à se tenir debout en ce qui concerne de trop nombreux et névralgiques dossiers... Quel est le problème ? Manque de cohésion ? Déficit d'attention ? Conflit d'intérêt ? Un peu tout cela...
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Le problème des élites de Québec, c'est que plus on monte dans la hiérarchie des centres locaux de pouvoirs politiques, économiques, syndicaux, universitaires, technocratiques, médiatiques, scientifiques et culturels, plus on s'approche des lieux de vrai pouvoir, à savoir, Montréal pour ce qui concerne les affaires de la « Province » et Ottawa, pour ce qui concerne cette même province dans le Canada. Si au bas de l'échelle ou à mi-parcours dans l'échelle hiérarchique de Québec et de sa région, on s'entend pour déplorer maintes questions reliés à ce constant ravalement de Québec, on ne parvient pas à créer un levier suffisamment fort et cohérent pour changer les choses parce que, en partie me semble-t-il, au haut de la pyramide régionale où trônent les plus hautes élites de la ville, la règle consiste à ne pas diminuer ses chances d'avancement en risquant d'indisposer les vrais centres du pouvoir montréalais et outaouais, avec qui l'on transige quotidiennement, pour obtenir ce que l'on désire. Le vrai levier capable de faire bouger durablement les choses, ne peut s'ancrer nulle part, parce que toute velléité est ravalée ici-même au haut de la pyramide de Québec... parce qu'il y a conflit d'intérêt, d'allégeance...
Diviser pour régner, semble être le maître mot dans les plus hautes instances de ce pays. Donner l'impression que le fait de donner quelque attention à la Capitale nationale c'est enlever quelque chose à la métropole. La question est ? Qui a intérêt à favoriser la partition du Québec ? Et si ce n'est pas de cela qu'il s'agit, qui a peur de réunir durablement les forces vives de Québec ? Toute protestation alimente telle culture...
Je plaide pour que nos grandes institutions de la région de Québec favorisent la réunion informelle et formelle de toutes nos élites de Québec le plus souvent possible pour que les agents de développement de la culture et des arts d'ici puissent se faire connaître des élites politiques, économiques, technocratiques, médiatiques, universitaires et autres de Québec, et vice versa. Je plaide pour la création d'un lieu de synergie et de rencontre permanent qui aille au-delà des actuelles structures compartimentées que sont les Chambres de commerce, les associations et ordres professionnels, etc. Je plaide pour la création de la Conférence permanente Québec Ville d'art, de Connaissance, de vie, de tourisme, et d'affaires, qui aurait pour mandat de favoriser la rencontre, la réunion et la synergie des élites de la région, afin qu'elles puissent disposer d'un forum pour partager et solidariser en fonction de leurs préoccupations respectives et communes, et ce, de manière à ce qu'elles puissent prendre leurs responsabilités à l'égard du peuple et de la population qui comptent sur elles pour assurer leur survie et leur développement.
Luc Archambault
Peintre, sculpteur, performeur et céramiste
Date :
29-Mar-2008 15:22
Auteur : Louise D. Sylvain
Adresse électronique : louisedsylvain@videotron.ca
Bonjour Monsieur Archambault,
Je désire uniquement vous faire part de mon humble contribution à la réaction de frustration que plein de gens ont ressentie suite à la non diffusion du concert des Mille de Malher, en faisant suivre votre article paru ce matin dans Le Soleil de Québec, à l'ombudsman de Radio-Canada (Julie Miville-Deschesnes).
Votre lettre dit tout et elle ne fera qu'ajouter à probablement une pléïade de protestations reçues, mais souhaitant qu'elle fasse réfléchir à tout le moins les décideurs concernés.
Merci de votre ardente expression.
Louise D. Sylvain, Québec (Loretteville) assidue aux concerts de l'O.S.Q.
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